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Cet obscur sentiment du visiteur...

Je me promenais chez Karl, le temps d’une lessive, et j’ai eu cette petite pensée : quand on arrive quelque part on prend des tas de photos de choses qui nous semblent exotiques, et au bout de quelques mois elles deviennent banales et on ne les voit plus.

Il faut rester éveillé, faire de chaque jour le premier (pour l’émerveillement) et le dernier (pour l’empressement à le savourer).

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  • Cet obscur sentiment du visiteur... (23 février 2006, par karl)

    C’est amusant cette pensée, car j’en ai discuté hier avec un ami. De cette phase d’émerveillement et d’éblouissement du nouveau, et puis j’ai laissé le temps d’y réfléchir, je me suis évadé sur mes parcours photopoétique de Montréal et des endroits nouveaux. J’ai retracé l’aventure, parcouru la rivière jusqu’à sa source et enfin j’ai réalisé quelque chose.

    80% de mes photos de Montréal ont été prises dans un carré de 4 blocs par 4 blocs (un bloc = une unité entourée de 4 rues sur la carte) pendant les 4 dernières années.

    À partir du moment, où l’on est en osmose avec son environnement proche, attentif aux respirations urbaines de sa proximité, on remarque qu’il change et donc l’émerveillement est permanent.

    L’émerveillement au quotidien

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