Si seulement on pétait vraiment la gueule aux cons...
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> Si seulement on pétait vraiment la gueule aux cons... (1er septembre 2005, par Mala)
Héhé. J’ai beaucoup apprécié la lecture de ce court récit car qui n’a pas été, à quelques détails près, confronté à ce genre de situations. On a tous sentit un jour remonté en nous à la manière d’un volcan en éruption le Terminator ( oui je sais c’est ringuard ) qui sommeil en chacun, avant de se rendre à la triste évidence qu’on ne ressemblera jamais aux heros de télé qu’on adulait et à qui on s’identifiait à chaque fin de film, ayant l’agréable impression que ce heros lui-même avait prit possession de notre corps et âme.
Puis vient M. regret et M.remord. Alala, deux grands salopards ! On se dit qu’on est une merde étalée quelque part sur la planète rempant à la manière d’une larve et se nourrissant de peur et de lacheté.
Oui, ça fait mal. Mais ça apprend au moins une chose : c’est que chaque personne, de n’importe quelle milieu social, appartenance professionel, culture, origine et tout ce qu’on veut ressemble à toutes les autres en un point : sa bestialité. Seulement, certains ont été contraint à la conservée, d’autres ont sû l’enfouir au fond d’eux-même, privilégiant la raison à l’instinct.
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> Si seulement on pétait vraiment la gueule aux cons... (6 septembre 2005, par bony, en réponse à Mala)
:) bien-sûr nous l’avons tous vécu. et si ça nous manque, il suffit de prendre le métro tous les jours pour avoir sa ptite dose quotidienne de vexation mélée d’humiliation.
même si c’est difficile et quelque part gratifiant d’admettre que fermer sa gueule est une forme de supériorité (une forme anti-reptilienne certes mais on vit dans le monde qu’on fabrique ... après se pose le problème de la majorité, me direz vous) c’est quand même bien agréable d’écraser au passage 1 ou 2 crétins au passage. attention : je ne dis pas ça parce que ce matin j’ai poussé ma plus belle (et théâtrale) gueulante à l’anpe (ou comment utiliser l’esprit de meute de son côté à coup "on est pas du bétail mais des êtres humains") parfois le cerveau reptilien a ses bons côtés mais c’est comme tous les trucs qui vous donnent chaud aux joues : faut l’utiliser avec modération ... (j’avoue, j’ai hurlé : je ne peux pas blairer ces administrations qui taxent l’inactivité de cancer de la société car si la solution était une chimio générale du poil de la main à quelques millions de gens dans la merde, on aurait pas attendu un énième retournement fantoche pour s’en occuper) mais là je m’égare un peu non ?!
:) mais bon moi c’est à part, je suis une petite conne
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> Si seulement on pétait vraiment la gueule aux cons... (8 septembre 2005, par Mala, en réponse à bony)
Je comprends parfaitement que tu puisses parfois avoir un ras-le-bol générale et vouloir "pétér la gueule à tout le monde", mais c’est justement le piège. Je crois qu’il faut savoir rester calme dans toutes les situations, il faut utiliser son intelligence, force au dessus des forces, pour ne pas sombrer dans le dégoût de tout et de tout le monde. Car dans ce cas-là, on est seul perdant.
>j’avoue, j’ai hurlé : je ne peux pas blairer ces administrations qui taxent l’inactivité de cancer de la société car si la solution était une chimio générale du poil de la main à quelques millions de gens dans la merde, on aurait pas attendu un énième retournement fantoche pour s’en occuper
Tu vois, ça par exemple, c’est typique du ras-le-bol générale ; tu parsd’un ras-le-bol de l’administration, tu passes ensuite par la société que tu qualifies de cancereuse, pour finalement terminer sur une echelle de millions de gens, tous dans la merde :) On a vite tendance à dramatiser tout et n’importe quoi lorsqu’on est énérvé. Je ne dis pas que tu as tort, je veut simplement t’expliquer que tu n’y changeras rien, que tu tape une gueulente à l’anpe ou non. Ce serait surement mieux de se concentrer sur les choses positifs plutot que négatifs (en tout cas, plus sur les premieres que sur les secondes), sinon tu n’en finis pas.
J’ai souvent fait le tour sur cette questions. Plusieurs fois je me fachai sur certains sujets qui me tenaient à coeur, pour finalement en conclure 2 choses : tout d’abord que tu ne pourras RIEN y changer, et qu’enuite, tu es le seul à perdre dans l’histoire, tu te ronge interieurement sans que pas une fois le ou les responsable de ce pour quoi tu t’énérve ont la seule prise de conscience que tu les hais et que tu les cogneraient bien. C’est une sorte de fatalité.
Donc tu vois, la societé, l’administration, la planète, la galaxie...Hey ! respire ! Regarde autour de toi, tout n’est pas noir ou blanc, il y a des teintes de gris ! Oui je sais, du gris foncé... mais ça c’est à cause du béton. ;)
PS : Cher Stephane, ce message te semble t-il recevable ? ,)
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> Si seulement on pétait vraiment la gueule aux cons... (8 septembre 2005, par Stéphane, en réponse à Mala)
PS : Cher Stéphane, ce message te semble-t-il recevable ?
Plus recevable que le précédent, celui que je n’ai pas validé ? Bien mieux, oui, cher commentateur :)
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> Si seulement on pétait vraiment la gueule aux cons... (8 septembre 2005, par bony, en réponse à Mala)
:) Mala je te rassure, je n’ai pas d’envie de "péter la gueule à tout le monde", ce n’est pas dans ma nature et je sais depuis bien longtemps que ce n’est pas la solution (au mieux ça ne serait qu’une cause de plus, pas la peine d’en rajouter en ce monde ...).
Vois-tu j’ai rencontrer tellement de gens de la merde (ancien sdf, dépressifs, toxico, "simple" mère célibataire, etc.) que ce système aurait parfois de quoi me révolter. Mais en même temps ce système j’en fais partie et j’y participe. Cette gueulante j’en suis fière pour 2 aspects : pour moi (charité bien ordonnée nananinanana) car je suis d’un naturel sensible et que je m’écrase toujours (encore plus depuis que j’ai fait une dépression) au profit de gens qui usent d’un certain despotisme (c’est donc plutôt thérapeutique) et pour les gens qui étaient présents ce jour là : j’ai été touchée par leur réaction au moment où j’ai crié que nous n’étions pas du bétail, que nous avions une vie et n’étions pas de simples chiffres. C’était complètement naïf de dire ça (sisisisi) mais autour de moi tous ces gens semblaient soulagés de l’avoir entendu, certains sont même venus me voir pour me parler, me raconter leur situation, leur doute, etc. Je ne cherche pas à changer la société mais ça me fait toujours plaisir lorsque je peux permettre (même à un petit nombre) d’avoir un nouveau point de vue sur un problème car au point où on en est un changement des mentalités semble "s’imposer" (je ne parle pas que pour l’emploi bien-sûr)
En ce sens c’était un mal pour un bien mais je n’espère pas le réitérer prochainement ;)
[promo : je recommande vivement la lecture de "Chomage : à qui la faute ?" aux éditions de l’Atelier, 10€, ce livre a été écrit par 3 auteurs ayant travaillé sur des questions relatives à l’emploi ou faisant parti d’association. non seulement c’est super intéressant mais en plus c’est généralement dépourvu d’étiquette politique.]
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> Si seulement on pétait vraiment la gueule aux cons... (10 septembre 2005, par Stéphane, en réponse à bony)
C’est fou, ça... on fait un petit lien vers un billet bien senti de Grosse Fatigue et on déclenche un récit autobiographique de Bony avec en prime des conseils de lecture. :)
Rai de te voir en meilleure forme miss !
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> Si seulement on pétait vraiment la gueule aux cons... (10 septembre 2005, par Mala, en réponse à bony)
>Mala je te rassure, je n’ai pas d’envie de "péter la gueule à tout le monde", ce n’est pas dans ma nature et je sais depuis bien longtemps que ce n’est pas la solution (au mieux ça ne serait qu’une cause de plus, pas la peine d’en rajouter en ce monde ...).
Au mieux, oui.
>Vois-tu j’ai rencontrer tellement de gens de la merde (ancien sdf, dépressifs, toxico, "simple" mère célibataire, etc.)
Je t’arrête ici. Ce que je vais dire, tu n’en seras sûrement pas d’accord, mais au moins penses-y. Je ne met pas en cause les conditions dans lesquelles tu as pu rencontrer ces gens, dans quel contexte tu as pu instaurer un lien avec eux ou bien même si toi-même tu étais des leurs. Mais je crois que le mieux est encore d’éviter toute fréquentation avec ce genre de personnes. Je te vois froncer les sourcils, c’est normal, mais attend au moins la suite pour te faire un avis. Je pense que si tu n’est pas dans le service sociale ou n’importe quel autre organisme dans le genre ne perd pas ton temps à t’interesser à ces personnes. Ne vois surtout pas en ces phrases une haine ou bien une discrimination pour ces personnes en dificultés, j’ai moi même un oncle de l’autre côté du continent pour lequel les choses ont été plus noirs que le souffre ; mais j’y reviendrais un peu plus bas.
Il y a deux choses qui font que le dialogue devient stérile, inutil et épuisant entre une personne dite "normale" et une personne en "marge" de la société, voir même un peu plus loin. La première est que lorsque qu’on n’a pas connaissence d’une situation - et j’entend par là qu’on l’ai vécu pleinement - on ne peut qu’imaginer, inventer dans nos têtes ce qui ressemblerait vraisemblablement à la réalité. Comment connaître le quotidien d’un sdf par exemple, si on ne prend pas nous même un sac à dos et une vieille couverture et allons vivre pendant 3 mois, 4 mois, 1 ans, 15 ans dans la rue. On ne sait pas ce qu’est un sdf. On sait qu’il boit, mange, dort dehors, mais au delà des ses "activités" quotidiennes, sait-on ce qui se trame dans sa tête ? Sait-on ce qu’une personne sdf, vidée de nombreux mois, années, passés dans les rues, n’ayant plus aucune idée de ce que signifie vivre. Comment comprendre une personne qui a vécu une grosse partie de sa vie dans le chagrin, le froid, parfois la solitude, comment comprendre un homme qui ne voit la planète comme une pière noir glaçée, figée dans le temps et l’espace, comment faire pour lui faire effacer de sa mémoire des années de douleurs morales, de découragement en creccendo et de survie. Lorsque tu regardes une personne tel que tu les decris plus haut (sdf, dépressifs, toxico), quand tu oberve son regard, il est privé de toute lumière, il ne vas pas plus loin que sa retine car tu ne lis rien dans son regard. On dit que les yeux reflètent l’âme. Tu sais alors que cette personne est vide d’âme.
J’en viens maintenant à la deuxième raison qui fais que le dialogue reste inutile, fatiguant, et peut même devenir dangereux pour certaine personne (peut-être cette partie-ci te concernes ?)
Je débuterais par mon expérience personnelle, car c’est elle qui a developée en moi les pensées que j’exprime plus haut. Je parlais donc d’un oncle, conscient que là ou il se trouve, jamais il ne gagnerai assez d’argent pour vivre simplement, décide, sans aucun papiers et seulement quelques euros, de partir pour l’espagne. Vous offrir les détails de ce que fut sont "voyage" n’est pas utile. Il faut uniquement savoir qu’il est passé par un peut toutes les "merdes" (sdf, toxico, passages depressifs). Son "voyage" a durée 5 ans. 5 années à érrer, a voler pour manger, à travailler durement et à dormir dans les rues. Je l’ai connu avant qu’il parte. J’avais alors 13 ans. 5 années ont suffit à lui retourner l’esprit. Tout en lui est maintenant diffèrent.
On a souvent et longtemps discuté, enfin, moi j’ai surtout écouté, il avait vraisemblablement besoin de parler. Et c’est maitenant que j’en viens à la deuxième raison, qui est qu’à force d’écouter ces gens, leurs problèmes, l’ésprit n’est peut-être pas habitué à entendre certaine choses. Si on possède un esprit plutôt maléable, on a vite tendance à s’enfoncer avec eux. Comme si leurs histoires nous prenaient par le bras et nous entrainaient avec elles dans de la vase. Et c’est là que j’en viens à toi, bony, car certaines de tes phrases sont des signes qui ne trompent pas :
>car je suis d’un naturel sensible et que je m’écrase toujours (encore plus depuis que j’ai fait une dépression)
Un naturel sensible, quelqu’un qui menque d’une certaine confiance en soi, une dépression à la clé... Comme je te l’avais dis dans un des messages plus haut, il vaut mieux, pour certaines personnes qui supporte moins bien sur leurs épaules les problèmes des autres, de se concentrer sur les choses agréables plutôt que sur les problèmes qui ternissent la vie.
Désolé de ne pas achever ce que j’avais prévu, mais j’ai une urgence. Alors j’éspère que ces quelques paragraphes auront en tout cas été à la hauteur de ce que j’ai voulu exprimer.
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> Si seulement on pétait vraiment la gueule aux cons... (11 septembre 2005, par bony, en réponse à Mala)
Mala ton radicalisme m’amuse et m’effraie à la fois : combien d’expériences heureuses pour compenser une expérience heureuse ?
// Stéphane, je m’excuse d’avance si ce que je dis est complètement out topic mais je n’ai pas le mail de Mala
(pas de problème bony, j’en ai profité pour remettre en forme ton message pour le rendre plus lisible —stef)Tous ces gens que j’ai rencontré je les rencontré le jour où j’ai décidé de croire en la force de ma faiblesse et de me foutre ce que je qualifie de "bon coup de pompe au derrière". J’ai, donc bon gré, mal gré commencé à voyager vers l’âge de 19 ans. Sans le savoir, j’avais signé pour près de 4 années d’aller-retour à l’autre bout de la France avec les attentes dans les gares, les errances dans des coins inconnus, les voisins de banquettes, etc. J’ai été élevée dans la peur de l’inconnu, mes parents ont toujours eu une aversion pour la "marginalité" et un appétit sans fin pour la normalité. Je tiens à préciser que j’ai toujours été considérée comme une "marginale" aussi bien dans ma famille (et cela depuis ma plus tendre enfance) que dans les écoles que j’ai faite, pour mes fréquentations, etc. Je n’ai finalement jamais directement souffert de cette situation, la seule chose qui me faisait du mal c’était la peine de mes parents de ne pas avoir LA fille dont ils avaient rêvé en particulier ma mère. Comme j’ai toujours été un saint-bernard pour tous mes amis ça me paraissait on-ne-peut-plus normal de sacrifier cette fichue "marginalité" pour enfin les voir heureux. Seulement il est vain d’aider quelqu’un qui ne vous a rien demandé et il est dangeureux de chercher à modifier sa personnalité profonde. Peut-être mais lorsque je m’en suis rendue compte il était déjà trop tard, la machine psychologique était déjà lancée...
Je pense que si tu n’est pas dans le service sociale ou n’importe quel autre organisme dans le genre ne perd pas ton temps à t’interesser à ces personnes.
C’est uniquement en qualité d’être humain que je ne fuis pas lorsque je rencontre ces personnes. Je n’ai pas la prétention d’aller vers eux. Parfois même certains (qui sont devenus des amis) m’effrayaient carrément !!!
La première est que lorsque qu’on n’a pas connaissence d’une situation - et j’entend par là qu’on l’ai vécu pleinement - on ne peut qu’imaginer, inventer dans nos têtes ce qui ressemblerait vraisemblablement à la réalité.
Je ne cherche pas à compatir. L’une de mes plus grandes peurs est de vivre dans la rue et parler avec des clodos ne vaccine pas du tout de ce genre de peur. (pour moi, clodo et sdf c’est pas pareil).
sait-on ce qui se trame dans sa tête ?
si on lui demande pas, on craint pas de savoir ceci dit ... ;)
Lorsque tu regardes une personne tel que tu les decris plus haut (sdf, dépressifs, toxico), quand tu oberve son regard, il est privé de toute lumière, il ne vas pas plus loin que sa retine car tu ne lis rien dans son regard. On dit que les yeux reflètent l’âme. Tu sais alors que cette personne est vide d’âme.
Tu es trop radical. J’ai rarement rencontré des gens vidé de leur âme (j’en en tout cas croisé plus au 7ème étage d’une certaine société de cosmétique qui le vaut bien) Ils ont juste un point de vue différent du notre ou de celui de la société mais ça ne les rend pas vide bien au contraire (partant de ce point de vue on pourrait alors refuser de s’intéresser à ce qu’ont à dire des jeunes taggers en banlieue parce que leurs messages sont pleins de haine etc.) je pense qu’il ne pas chercher la lumière au bout du tunnel mais voir la lumière en soi. c’est un mystique dit comme ça mais j’entends par là qu’il faut parfois reprendre conscience que nous sommes notre propre potentiel. parfois un ptit coup de main est nécessaire et bien souvent celui-ci réside en un changement de point de vue (beaucoup de gens me disent "je n’avais jamais vu les choses sous cet angle...")
Je l’ai connu avant qu’il parte. J’avais alors 13 ans. 5 années ont suffit à lui retourner l’esprit. Tout en lui est maintenant diffèrent.
il a cherché à se construire une vie. il a peut-être échoué ou pas encore réussi.
Un naturel sensible, quelqu’un qui menque d’une certaine confiance en soi, une dépression à la clé...
je suis effectivement sensible mais je suis dotée d’un très bon sens critique. j’ai appris à digérer bon nombre d’expérience de ma vie et j’ai pris conscience que ma faiblesse faisait ma force. Quand je dit que je manque d’une certaine confiance en moi c’est que cette confiance je ne la place pas en moi mais en les autres. c’est un pari risqué certes mais maintenant je sais que je l’ai choisi.
il vaut mieux, pour certaines personnes qui supporte moins bien sur leurs épaules les problèmes des autres, de se concentrer sur les choses agréables plutôt que sur les problèmes qui ternissent la vie.
oui alors dans ce cas-là tout le monde passe au vallium et au lexo et comme ça on est sur de rester sur des trucs agréables. ce monde comporte pas mal de merdes et j’vais pas me voiler la face ni même foncer dedans. pendant ma dépression j’ai voulu redevenir une petite fille pour pouvoir satisfaire ma mère (me soigner, me cajoler, etc.) non seulement ça n’a pas arrangé mon état mais en plus j’ai eu encore plus de mal à affronter les moindres travers de la société (les horaires, les impôts, etc.)
Désolé de ne pas achever ce que j’avais prévu, mais j’ai une urgence. Alors j’éspère que ces quelques paragraphes auront en tout cas été à la hauteur de ce que j’ai voulu exprimer.
tu peux toujours me mailer là : bonybunzAThotmailPOINTcom (au moins on polluera pas trop le blog de s t e f)
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> Si seulement on pétait vraiment la gueule aux cons... (12 septembre 2005, en réponse à bony)
Voilà, voilà...c’est encore moi !
J’étais de passage dans le site puis j’ai vu que tu avais posté un message bony alors je me plonge dedans pour finalement constater que tu as tout simplement, dans presque tout l’ensemble (les choses que tu as dites reste pour moi le fruit d’une peure, beaucoup trop peu de confiance en toi) je disais donc que tu avais en un sens tout simplement fini ce que j’avais commencé ! En voulant contredire mes propos et pointer du doigt mon radicalisme, tu as paradoxalement conclus mon développement :)
>J’ai, donc bon gré, mal gré commencé à voyager vers l’âge de 19 ans. Sans le savoir, j’avais signé pour près de 4 années d’aller-retour à l’autre bout de la France avec les attentes dans les gares, les errances dans des coins inconnus, les voisins de banquettes, etc
Bony, je ne sais pas quel âge tu as mais franchment, déjà on peut dire que tu as fait un faut départ ! Quand je lis ta phrase je la comprend en ces termes " Donc à 19 ans j’me suis barrée sans savoir ou j’allais, alors j’ai galérée à rien foutre d’un bout-à l’autre de la france et quand je errais dans les garres, je me fesais des connaissences de fortune"
Tu vois ce que je veut dire ? On te sent un peu perdu dans tes idées. A mon avis comme tu l’as dis toi-même, de par ton enfance triste, douloureuse, qui t’a fait souffrir tu as sûrement fais les choix inverse de ce qu’il aurait fallu, et c’est normal, chacun de sa personnalité réagit de manière plus ou moins diffèrente sur ce point. Tu as essayé, en un sens, de te punir ; de quoi ? C’est toi qui le sais.
>C’est uniquement en qualité d’être humain que je ne fuis pas lorsque je rencontre ces personnes. Je n’ai pas la prétention d’aller vers eux. Parfois même certains (qui sont devenus des amis) m’effrayaient carrément !!!
Eh ben dis-donc...tu aimes te frotter à la peur on dirait ! (peut-être un moyen de la combattre ?)
>Je ne cherche pas à compatir. L’une de mes plus grandes peurs est de vivre dans la rue et parler avec des clodos ne vaccine pas du tout de ce genre de peur.
C’est fou mais plus je lis tes phrases, plus j’ai l’impression que tu ne répond pas dans la suite logique du premier, second, troisième message et etc, mais que tu te racontes toi-même ! Je ne sais pas, c’est comme si chacune de tes phrases étaient uu appel au secours. Il n’y a pas un seul de tes mots que je lis et qui ne m’inspirent pas de la peur, de la solitude, de l’ammertume, ou bien même la matérialisation d’un voile foncé qui serait mis de haut en bas tout autour de toi. C’est très étrange. Tu es très transparente, et chacune de tes phrases ponctuent ta douleur. C’est comme si tes souffrences passées n’avaient pas fini de s’éxprimer.
>sait-on ce qui se trame dans sa tête ? >>Si on lui demande pas, on craint pas de savoir ceci dit
Je n’ai pas besoin de demander à quelqu’un, qui se voit obligé de manger les restes de ce qu’un autre vient de jeter, ce qui se passe dans sa tête. Je le devine.
>Tu es trop radical. J’ai rarement rencontré des gens vidé de leur âme
Je suis radical dans ce qui appel au radicalisme. Pour le reste, je sais être flexible au delà de ce qu’il faudrait. Mais bons sang tu n’as jamais observé le regard d’un toxico ? Sais-tu au moin ce qu’est un toxico ? Un toxico est quelqu’un qui tuerait sa propre famille lorsqu’il est en manque. Tu arrives à distinguer une lumière derrière la noirceur de cet état ?
>Ils ont juste un point de vue différent du notre ou de celui de la société mais ça ne les rend pas vide bien au contraire
Ca c’est on ne peut plus sur bony ! Le type qui tuerait père et mère a une vision diffèrente de la societé !!.. Mais je réalises bien que tu ne considérais pas l’impact des mots que tu utilisaient. Toxico ne veut pas dire fumeur et depressif ne veut pas dire triste. Question de degrès.
>Je l’ai connu avant qu’il parte. J’avais alors 13 ans. 5 années ont suffit à lui retourner l’esprit. Tout en lui est maintenant diffèrent. >>il a cherché à se construire une vie. il a peut-être échoué ou pas encore réussi.
Il a échoué, mais là n’était pas le problème, celui-là est que l’érrence et le fait de fréquenter ceux qu’ils pouvaient fréquenter on fait de lui ce qu’il est devenu. ("dis-moi qui sont tes amis, je te dirais qui tu es")
>je suis effectivement sensible mais je suis dotée d’un très bon sens critique.
L’un n’empèche pas l’autre !
>j’ai pris conscience que ma faiblesse faisait ma force.
Faut. Ce sont des phrases faites pour se rassurer et se donner bonne conscience. Je te propose pour preuve de prendre une de te faiblesses. Essaye de travailler pour la rendre une force. Regarde derrière toi et demande toi si tu est plus forte avec ta force d’aujourd-hui ou ta faiblesses d’hier ? On peut travailler une faiblesse pour la transformer en force (ex : je suis très maigre, je fais de la musculation et j’ai pris 10 kg de muscle —> j’ai réussi à supprimer une faiblesse pour acquérir une force), mais une faiblesse ne peut en aucun cas être une force, sinon, que serait cette force par rapport à cette même faiblesse ?
>oui alors dans ce cas-là tout le monde passe au vallium et au lexo et comme ça on est sur de rester sur des trucs agréables.
Tututut... Quel radicalisme ! :) Je ne te dis pas qu’il faut rester uniquement sur des problèmes agréables, les problèmes font parties de la vie, mais je te dis juste qu’il y a des problèmes qui s’évitent. Par exemple, lorsque tu touche à l’alcool, tu vas chercher les problèmes, à l’inverse, tu en évite. Mais la pupart des alcoolos ont en revenche adopté le vallium et le lexo :) Affronter les problèmes, les chercher, les créer, les fuir. Chacun doit faire la mesure de tout ça. Ainsi, on en a vu fuir des problèmes mais s’en créer.
>ce monde comporte pas mal de merdes et j’vais pas me voiler la face ni même foncer dedans.
Bony, c’est inutile de te le rappeler ! Tu sais qu’à force de se dire qu’on est con, on le devient ? C’est le même principe. Si tu te dis tous les jours que le monde est merdique, il va réelement le devenir dans ta tête, pour finalement devenir un sentiment mécanique.
Lorsqu’on a la tête sous l’eau, le monde alentour nous paraît flou, incertain. Refait surface, tu verras comme il s’illumine autour de toi.
Mala
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> Si seulement on pétait vraiment la gueule aux cons... (15 septembre 2005, par Stéphane, en réponse à anonyme)
Bony, je ne sais pas quel âge tu as mais franchement, déjà on peut dire que tu as fait un faux départ ! Quand je lis ta phrase je la comprend en ces termes : "Donc à 19 ans j’me suis barrée sans savoir ou j’allais, alors j’ai galéré à rien foutre d’un bout à l’autre de la France et quand j’errais dans les gares, je faisais des connaissances de fortune"
... il ne t’est pas venu à l’idée qu’elle ait pu, comme elle le dit, faire des allers-retours ? Donc aller à un endroit précis voir une personne précise ? Ce qui ne l’empêche pas de rencontrer des gens, puisque par définition les transports en commun sont en commun...
Comme d’habitude tu sautes vite, très vite, aux conclusions.
Et comme on est très loin du message de départ, je te suggère, comme te le propose bony, de discuter avec elle par mail (elle t’a donné son mail ci-dessus). J’ai juste l’impression d’assister à une discusison privée, et en plus c’est moi qui dois valider les messages, ça fait bizarre...
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> Si seulement on pétait vraiment la gueule aux cons... (15 septembre 2005, par Mala, en réponse à Stéphane)
J’adore comme tu prend tout le temps la défense de bony :))
Non mais si tu veux, c’est ce que j’ai perçu dans ses propos. C’est limite si je préssentait l’intonation adéquat ! Et je ne saute en aucunes conculsions, j’interprète ! Quand tu retrouve le champ lexical de la peur 50 fois dans un message de quelques lignes, c’est que la personne a vraisemblablement une peur enfoui en elle ! Et bony fait sans aucun doute partie de ces personne que l’on lit comme un livre ouvert, mais ce n’est pas un reproche, chacun sa personnalité.
Et puis d’abord, comment ça je "saute vite, très vite aux conclusion, comme d’habitude" ??
>... il ne t’est pas venu à l’idée qu’elle ait pu, comme elle le dit, faire des allers-retours ? Donc aller à un endroit précis voir une personne précise ? Ce qui ne l’empêche pas de rencontrer des gens, puisque par définition les transports en commun sont en commun...
Mais Stephane, je sais via tes messages que tu adores les plaisirs simples tels que visiter une ville pour voir comment y sont les gens etc... On peut sûrement dire que tu as le sens commun, mais tu vois quand même bien qu’à 19 ans, bony n’est pas parti dans cet état d’ésprit... Surtout à cet age, et avec les évènements perturbateurs de sa jeunesse, je pencherais plutot plus pour une fugue dans le principe (uniquement dans le principe), mais je ne pense pas qu’elle voyagait d’un bout à l’autre pour voir des personnes précises, sinon elle aurait construit sa phrase de manière totalement diffèrente. Elle avait réelement un besoin de souffler, de se vider l’ésprit de ses demons. Lorsqu’on a besoin de faire le vide autour de soi, de réfléchir à un avenir loin d’être tracé (elle n’a alors que 19 ans !), on a surtout tendance à fuir les gens, que l’on voit sous un autre angle de par les circonstences (lorsque l’on fume trop de drogue, on a l’impression que l’on est normal, et que c’est les autres qui vont trop vite), et se diriger vers les personnes qui nous ressemblent un peu plus, qui rejoignent notre peine. (Voila pourquoi les nombreuses rencontres avec des sdf, des mères célibataires etc..)
Je comprend pourquoi tu defends bony dans ce sens, mais la réalité est qu’elle se déplaçait dans l’autre.
>Et comme on est très loin du message de départ, je te suggère, comme te le propose bony, de discuter avec elle par mail
En sommes-nous vraiment loin ? :) La peur, la tristesse sont des formes de frustrations. C’est pourquoi bony a tout naturelement fait part des siennes, comme l’a fait cette personnes dans Rezo.net. C’est aussi le but recherché par ce genre de messages ; ils appelent généralement chacun à exposer ses petites frustrations plus ou moins aigües. (le principe de l’extériorisation)
>J’ai juste l’impression d’assister à une discusison privée
Lol. Peut-être pasque tu as décidé de ne pas t’impliquer dans ce sujet ? j’entends par-là que tu n’ais pas voulu dévoiler tes frustrations. Mais je tiens à te rassurer, c’est en rien une discution privée, seulement, le sujet m’a parut très interéssant dans le sens ou bonny à justement joué le jeu.
>et en plus c’est moi qui dois valider les messages, ça fait bizarre...
Rhôô... le forum modéré a priori, ça n’a pas que du bon ! ;)
Mala
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> Si seulement on pétait vraiment la gueule aux cons... (16 septembre 2005, par Stéphane, en réponse à Mala)
J’adore comme tu prend tout le temps la défense de bony :))
Je dis juste que tu dis souvent n’importe quoi, en sautant très vite aux conclusions. Relis tout ce que tu as posté sur mon site, tu verras. D’ailleurs le fait même que tu continues à penser ça, prouve que tu continues à lire ce que tu veux dans ce qu’on écrit.
Je le redis : je ne défends pas bony, elle est assez grande.
Rhôô... le forum modéré a priori, ça n’a pas que du bon ! ;)
Ça m’évite de devoir lire sur mon site quelques-unes de tes perles, que je préfère ne pas répéter ici, mais que je garde en mémoire, bien tristement.
Pour être tout à fait sincère, je suis même souvent tenté de ne plus valider tes messages, ça tourne au troll. Tiens, les prochains, je les fais directement suivre à bony.
Voilà.